Communiqué de presse
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Paris, samedi 28 janvier 2012.
A l’issue du débat public qui s’est tenu le 28 janvier 2012 au Palais du Luxembourg, Altaïr think tank culture médias prend l’initiative de lancer une concertation “Culture et Numérique”.
En quelques années le monde du numérique a considérablement changé et de nouveaux bouleversements se préparent. Le moment est venu de prendre le temps de l’échange et d’une vraie concertation afin de penser ensemble les modèles nouveaux à inventer pour les 5 années à venir. Il est essentiel avant de légiférer de réunir l’ensemble des acteurs concernés autour de trois objectifs :
• Concilier l’accès aux œuvres le plus large possible par les internautes avec la juste rémunération des créateurs.
• Renforcer les filières économiques de la création culturelle : cinéma, musique, livre et nouvelles formes émergentes.
• Faire émerger les fondements d’une nouvelle économie de la culture.
Internet et le numérique sont porteurs d’une révolution culturelle, économique et sociale. Ils bousculent les pratiques et les frontières, entre créateur et public, entre producteur et consommateur.
Comme par le passé pour les radios libres, les nouveaux acteurs/consommateurs de la Toile doivent être partie prenante de l’élaboration des nouvelles régulations. La diversité et les nouveaux modes de création et de distribution constituent autant de dynamiques d’avenir, de culture et de liberté.
L’évolution permanente des technologies rend de fait tout contrôle exhaustif impossible. Mais croire à la gratuité totale des contenus est un leurre. Les fabricants de matériels informatiques, les fournisseurs d’accès et les moteurs de recherche, ces nouveaux empires industriels, bâtissent d’immenses profits sur les contenus culturels, sans prendre toujours en compte les droits fondamentaux des créateurs.
Les filières françaises du cinéma et du livre ont su trouver un équilibre économique mais qui reste fragile. Celles de la musique et de la presse rencontrent de vraies difficultés. Dans tous les cas, affaiblir ces filières serait mettre en péril la liberté et la diversité de la création. Face à la mondialisation des acteurs de l’internet, nous avons besoin de groupes européens forts. Assurer leur devenir est donc un enjeu central qui passe par leur adaptation ; or Hadopi n’aborde pas la nécessité d’innover pour trouver des modèles nouveaux.
Poser en ennemis créateurs et publics est une erreur car il est aussi important d’assurer la liberté des internautes que la liberté de chacun à vivre de son travail. C’est une condition nécessaire pour réussir la mutation à venir.
La France qui dispose de ressources considérables en intelligence et capacité de développement dans le domaine du numérique doit être actrice de ce changement. C’est de la concertation que pourront émerger les solutions innovantes et les possibilités nouvelles qui dessineront l’avenir.
Altaïr think tank indépendant dédié à la culture et aux médias, rassemble des acteurs de la création, des responsables du monde de la culture et des médias, des artistes et des citoyens engagés.
Pour rejoindre la concertation : http://www.concertationculturenumerique.com/
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